La douleur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le chemin de la douleur

 

A partir du site d’une lésion, naît un message nerveux (dit nociceptif, du latin « nocere : nuire ») qui est véhiculé le long des nerfs périphériques jusqu'au cerveau où il devient réellement douleur. Il est modulé tout au long de son cheminement par différents systèmes qui peuvent en augmenter ou en diminuer l'intensité.

Voyons plus en détail ce qu'il se passe

 

Un traumatisme localisé, comme par exemple une brûlure à la main, provoque l'excitation de récepteurs particuliers. Ces terminaisons nerveuses susceptibles de signaler la douleur se trouvent dans tous les tissus : la peau, mais aussi les viscères et les muscles. Le message est alors transmis par des fibres nerveuses jusqu'à la moelle épinière. De la moelle épinière, le message arrive ensuite au cerveau où il devient réellement douleur, c'est-à-dire une sensation localisée dans le corps et désagréable. Différentes réactions motrices vont accompagner la transmission du message douloureux : par exemple, retirer sa main de la source de chaleur..

Le rôle de la douleur

 

Fondamentalement, la douleur a un rôle de signal d’alarme utile.

Elle met en alerte l’individu et l’invite à remédier à une situation dangereuse pour son intégrité physique. Elle entraine une réaction de défense vive ou une adaptation posturale pérenne du corps, à la recherche d'une position de confort.

La douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, associée à un dommage tissulaire présent ou potentiel.

Il faut distinguer la douleur aiguë, symptôme d'une lésion, de la douleur chronique, qui est une maladie à part entière. On parle de douleur chronique après un délai d’évolution de 3 à 6 mois.

Douleur aiguë ou chronique ?

 

La douleur signale généralement une lésion, une maladie ou un dysfonctionnement de l’organisme. Dans ce cas, elle est nécessaire. C’est un véritable signal d’alarme permettant de se protéger. Une fois traitée, cette douleur dite "aiguë" disparaîtra.

 

La persistance d’une douleur aiguë sur le long terme (au moins 3 mois) définit une douleur chronique. Si on comprend bien le rôle de la douleur aiguë, la douleur chronique, elle, n’apporte plus une information utile pour l’organisme. La douleur qui persiste devient alors véritable pathologie, indépendante de sa cause initiale et demandant à être traitée comme telle.